Meilleurs vœux de Paris

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Que dire quand les mots nous manquent? A la demande de PeaceWomen Across the Globe,  Zarina Khan partage ses réflexions. La Française fait partie des mille femmes collectivement nominées au Prix Nobel de la Paix 2005 (plus d’informations en bas du texte).

Who will kiss the devil on his tongue ?
Qui aimera le diable ?…
Qui chantera sa chanson ?…
Qui aimera le diable et sa chanson ?…
J’aimerai le diable!…
Je chanterai sa chanson!…
J’aimerai le diable et sa chanson!…

C’est le morceau qu’interprétait le groupe Eagles of Death Metal quand les djihadistes, à visage découvert, ouvrent le feu et couvrent la voix des chanteurs de leurs cris “Allah Akbar”, Dieu est grand. C’était au Bataclan le 13 novembre. Dieu et Diable s’affrontaient au théâtre de la vie.

C’était tellement soudain que les spectateurs ont cru d’abord à un effet saisissant de mise en scène.

Hier à Miami Beach, à l’exposition d’art contemporain de Art Basel, une jeune fille de 24 ans, attaque une jeune artiste à coups de couteau. Le sang gicle, les visiteurs regardent , médusés. « Je croyais que c’était un happening, une performance, que le sang était faux, » dit peu après un jeune homme bouleversé. La jeune fille arrêtée, hurle encore longtemps, « je voulais en tuer trois aujourd’hui ! ». La fin à Miami est moins tragique, il n’ y a pas eu de morts. Mais l’histoire se ressemble, réalité et représentation s’entrelacent au point de créer un flou meurtrier. Là, je chante le diable, là je chante Dieu, là, je veux réaliser un score, en tuer trois, pourquoi, la Trinité divine ? Non, c’est bien moins compliqué que cela, les mots ont perdu leur sens. Ils résonnent dans le vide.

La France résonne des bottes de soldats qui martèlent les rues.

La France résonne des pleurs de ceux qui ont perdu les leurs.

La France vient de voter et arbore les couleurs du fascisme.

La France s’enfonce dans la douleur, la peur et le racisme.

A la violence et à la barbarie, il a été répondu par la violence, l’exclusion et la barbarie.

A l’horreur du 13 novembre à Paris, ont répondu les bombes qui tombent, aveugles, et déciment d’autres innocents. Ceux là n’ont pas de noms, et la date de leur mort ne fera pas de titres dans les journaux.Tant pis pour ces hommes, ces femmes et ces enfants. Ils n’avaient qu’à naître dans le bon camp, sur des terres sans pétrole, sans ressources à piller, ils n’avaient qu’à ne pas naître, tout bien considéré, car tous ces étrangers, ça finit par être polluant.

L’histoire se répète et le cortège macabre éveille des souvenirs terrifiants, récents. Certains sont encore vivants parmi ceux qui ont connu la 2ème guerre et ses prémices. « Plus jamais çà », disait on au lendemain de l’inhumanité.

Recommençons ! crie aujourd’hui la planète assoiffée de sang à défaut de sens, de sang pour secouer l’indifférence.

Qui sont les criminels ? Les barbares lobotomisés qui choisissent de tuer comme on tue dans un jeu vidéo, à bout portant, sans savoir qui ils tuent ni pourquoi ? C’est un jeu. Même les spectateurs s’y laissent prendre.

Qu’est ce qui donne à certains le désir de tuer, et de mourir en prenant la vie? Quelle vengeance, quel enjeu, si la mort est au bout ? Le Paradis ? Ils ne sont pas aussi fous.

Le mystère est entier et se déploie, les cohortes de joueurs s’entraînent, ils viennent de tous les pays, une nation planétaire de jeunes sans frontières qui veulent mourir pour passer en boucle sur les écrans allumés, leur nom et leur visage immortalisé, l’anonymat enfin anéanti. La télé-réalité se nourrit d’eux, s’épanouit, et la publicité s’en donne à cœur joie.

Les extrémistes de tous bords se régalent. Quelle aubaine ces attentats pour stopper l’immigration, pour oublier les chiffres du chômage, parasites résistants et les chiffres ahurissants des salaires des cadres des multinationales dont les bénéfices n’ont jamais été aussi florissants. Quelle aubaine ces attentats pour vendre encore plus d’armes et signer de nouveaux contrats pour des avions de guerre et des drones performants. Quelle aubaine pour relancer l’économie exsangue, et nourrir l’autre jeu vidéo très mode des partis politiques qui se renvoient des balles de mots en caoutchouc, des mots creux aux couleurs de solidarité et d’espérance. Une espérance de magazine aux lèvres trop rouges, trop maquillées, pour masquer la terreur du vide, l’impuissance des citoyens atterrés que l’on va priver davantage de liberté, de confidentialité, d’intimité, au nom de toutes les sécurités nationales.

A la veille des fêtes, des mères, des pères, pleurent leurs enfants, ici, là bas, ailleurs. Noël, on dit que c’est l’avénement d’un enfant qui naît pour mourir, sous le joug de la violence et de la barbarie. Aussi.

Les bougies s’allument, ici, là bas, ailleurs. Il nous faudra cependant allumer d’autres feux, à l’intérieur , pour éclairer le monde. Les livres d’histoire sont à la portée de tous aujourd’hui. Il suffit de les ouvrir pour comprendre le stratagème grossier des manipulateurs de la démocratie.

Sortons, dansons, écoutons de la musique, il nous faut résister ! s’exclament les courageux. Peut être faudrait il aussi s’asseoir et réfléchir, ensemble, essuyer la pauvre figure, éclaboussée de sang, de notre monde à la dérive et se rapprocher les uns des autres, loin des écrans, pour tenter, d’accoucher de notre humanité, d’une autre Humanité. Ce n’est pas une révolution qui changera le monde, ce n’est certainement pas cet enchaînement de guerres qui apaisera le brasier planétaire, ni la douleur devant les charniers qui s’amoncellent ici, là bas, ailleurs.

Nous sommes appelés en urgence à éveiller en conscience notre évolution, à la remise en question profonde des choix du passé, de la colonisation, de la répartition des richesses, à l’avénement d’autres valeurs que le PIB, à une autre forme d’éducation que celle qui reproduit les forces du pouvoir, de la compétition et de la consommation, à une foi qui dépasse les dogmes et les religions récupérés par l’habile manipulation d’un ordre mondial côté en bourse.

Répondons à l’appel.

Trop d’innocents sont morts.

Il est temps que se lèvent les citoyens et les citoyennes du monde, unis et créateurs d’une unité nouvelle, intelligente, curieuse de l’autre, indépendante . Alors peut être les enfants grandissants décideront de vivre plutôt que de mourir, et plutôt que de tuer, d’aimer.

Au terme de cette terrible année, au seuil de la nouvelle, c’est le seul vœu que je peux exprimer.

Zarina Khan, décembre 2015, http://www.zarinakhan.org

 

“Zarina Khan est auteur (sociétaire adjoint de la SACD) et metteur en scène de 50 créations théâtrales, auteur de 14 scénarios, réalisatrice de 10 films, philosophe, créatrice de la méthode « Ateliers d’écriture et de pratique théâtrale Zarina Khan » et du réseau national et international de ces ateliers. Elle applique cette méthode dans des situations de conflits (Sarajevo, Beyrouth en guerre) et de tensions (quartiers dits difficiles, jeunes en rupture), ce qui lui vaut en 1995 d’être nommée experte pour la Paix par l’UNESCO, et en 2005 d’être nominée au Prix Nobel de la Paix” (zarinakhan.org).

Friedensnobelpreisträgerinnen: Flüchtlingsfrauen brauchen Schutz

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Die “Nobel Women´s Initiative” fuhr die Balkanroute der Flüchtlinge bis nach Deutschland. Syrische Friedensaktivistinnen forderten Waffenstillstand und Frauen an den Friedentischen.

Ein Artikel von Ute Scheub, Koordinatorin von FriedensFrauen Weltweit in Deutschland

„Unsere Botschaft an Mrs. Merkel: Bleiben Sie stark!“, befand Tawakkol Karman, Friedensnobelpreisträgerin von 2011 aus dem Jemen, Ende November 2015 in Berlin. Eine Delegation der 2006 gegründeten Nobel Women´s Initiative, einem Zusammenschluss von sechs Friedensnobelpreisträgerinnen, war die Balkanroute von Serbien bis Deutschland entlang gefahren, um die Situation von Flüchtlingsfrauen zu erkunden. Neben Karman gehörten ihr auch Jody Williams an, Preisträgerin von 1997 aus den USA, und Shirin Ebadi, Preisträgerin von 2003 aus dem Iran. Ihr Appell: Die EU solle dem Beispiel der vergleichsweise liberalen Politik der offenen Grenzen von Kanzlerin Merkel folgen und für „legale Fluchtrouten“ sorgen.

Frauen und Kinder machten inzwischen etwa ein Drittel der Geflüchteten aus, hatte die Delegation beobachtet. Ihre Lage sei zumeist katastrophal, berichtete die syrisch-britische Ärztin Rola Hallam von der Hilfsorganisation Hand in Hand for Syria, die mit vielen Betroffenen gesprochenWomenRefugeesWelcome-Avatar hatte. Vor allem Alleinreisende seien noch in Syrien bis hierher mehrfach vergewaltigt worden. Viele seien vermisst, andere versklavt worden. Sexualisierte Gewalt sei ein Stigma- und ein Sicherheitsproblem, dem man mit einem traumasensiblen Ansatz begegnen müsse, befand die mitgereiste Lena Ag von der schwedischen Organisation Kvinna till kvinna, die Frauen in Kriegsgebieten unterstützt. Auch sie selbst habe eine sexuelle Attacke erlebt und sie 20 Jahre verschwiegen, ergänzte Jody Williams.

Keine Informationen

Harte Daten zu sexualisierter Gewalt konnte die Nobel Women´s Initiative deshalb nicht vorlegen, aber einige andere Erkenntnisse aus über hundert Interviews: Frauen, Männer und Kinder würden in Unterkünften „zusammengepfercht“ und hätten „kaum Informationen“ über Einreisewege. Auf bulgarischen Bahnhöfen würden sie gar „wie Vieh“ zusammengetrieben, empörte sich Jody Williams. Die Menschenrechtsaktivistinnen appellierten deshalb an die EU, „legale Fluchtrouten“ zu gewährleisten. Dies hätten sie auch gegenüber Merkels Sicherheitsberater zum Ausdruck gebracht, der sie zuvor im deutschen Kanzleramt empfangen hatte.

„Terrorismus und Flüchtlinge sind zwei Seiten einer Medaille“, betonte die Syrerin Rola Hallam. „Die meisten fliehen vor Assads Bomben, aber auch vor dem IS.“ Für dessen rasanten Aufstieg sah sie drei Gründe: Sein Anti-Assad-Kurs, seine Positionierung als Beschützer des Islam, sowie „Sold, Häuser und Autos“ als Belohnung für Neurekrutierte. Ein Stop der Bombardements sei die erste Bedingung für einen Friedensprozess.

Inklusive Verhandlungen

Eine von der Nobel Women´s Initiative mitvorgelegte Studie über syrische Friedensaktivistinnen, „Peacebuilding d23110711771_e91401c842_hefines our future now“, schlägt ebenfalls folgende Schritte vor: Einem Waffenstillstand sollten „inklusive Verhandlungen“ mit allen syrischen Konflikt- und Nichtkonflikt-Parteien folgen, wobei via Quote „eine beträchtliche Anzahl von Frauenaktivistinnen“ einbezogen werden sollten. Die Gespräche sollten in einem „neuen Sozialvertrag“ münden, der gleiche Rechte für alle Geschlechter, ethnischen und religiösen Gruppen vorsehe. Eine Übergangsjustiz solle für Bestrafung für Kriegsverbrecher sorgen.

 „Wir brauchen Verhandlungen und Frauen an den Friedenstischen“, forderte auch Madeleine Rees, mitgereiste Präsidentin der Internationalen Frauenliga für Frieden und Freiheit unter Verweis auf die entsprechende Resolution 1325 des UN-Sicherheitsrates. Nur so, und nicht durch neue Luftschläge als Antwort auf die Pariser Anschläge, könne die Gewaltspirale gestoppt werden.

Fotos: Nobel Women’s Initiative (http://nobelwomensinitiative.org/)

 

 

 

 

 

 

 

 

Women’s Peace Tables: we are serious about peace!

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“Women are fighting several wars in their regular life. They are fighting against their family, state, gender and identity. Our society can never move forward if we don’t start recognizing those fights as struggles and if we fail to resolve them.”
Fawzia Khondker (PeaceWoman and Gender Specialist from Bangladesh)

At the beginning of this year the international office of PeaceWomen Across the Globe (PWAG) in Bern turned to its worldwide women’s network presenting a new project entitled „Women’s Peace Tables“. The aim of the project was to hold peace tables in conflict or post-conflict areas, organized by women. In countries where there is an official peace table on the national level, our peace tables were to be organized parallel to these ongoing peace negotiations. The peace tables should offer a platform for women to speak about their role in conflict and peacebuilding, to raise awareness on the demands of the United Nations Security Council Resolution 1325 and to pressure governments and the international community to finally implement the fundamental right of women to participate in official peacebuilding processes.

Finally, in October and November 2015 PWAG, in partnership with local organizations, organized ten peace tables all around the world: in Bangladesh, Brazil, Indonesia, Kenya, Mali, Nicaragua, Pakistan, Palestine, Sudan and Thailand.

Mali (1)

Exhibition of “1000 PeaceWomen” postcards at the peace table in Bamako, Mali

“If we want peace within our boundaries and outside,
we need to include women in the political sphere.”
Naghma Iqtidar (Freelance Researcher and Political Activist from Pakistan)

The peace tables varied in form and content: from conference to group discussions; from religious conflicts and its effect on women, domestic violence and economic empowerment to engaging women effectively in current peace processes. The overall goal however was to enhance women’s participation and encourage women representatives to participate in the peace process. The peace tables specifically addressed following issues: the need for increasing women’s participation in conflict prevention and peace; integration of gender perspectives in peace negotiations; equal participation of women in post-war reconstruction processes; equal representation of women in public policy and decision-making positions; implementation of UNSCR 1325 on Women, Peace and Security.

The participants ranged from 30 to over 100 and included different sectors. Women and men were invited to participate, irrespective of education, religion, ethnicity or political affiliation. Among the participants in all the peace tables were women activists, leaders, rural women, indigenous women, students, governmental and non-governmental representatives, women police, freedom fighters and journalists.

Pakistan (1)

PeaceWoman Sheema Kermani giving an interview at the peace table in Karachi, Pakistan

Although some of the peace tables were held in politically unstable regions, all the women organizers managed to find a way to carry through their peace table successfully. Below you will find some highlights of the peace tables in short.

  • The peace table in Palestine took place in Ramallah. However, through video conference, women and men living in Gaza were able to participate and follow the event live too.
  • The women in Karachi, Pakistan, organized a poster competition for students of local colleges and schools on the topic of women and peace. The best posters were exhibited at the Arts Council where the peace table took place. Short skits highlighting the problems women face in Pakistani society from their birth were also part of the programme.
  • PWAG PeaceWomen were invited to share their experiences in several peace tables, such as Bangladesh, Brazil, Nicaragua, Pakistan and Thailand.
  • In Sudan a young generation of women peacebuilders was invited to take part in the peace table.
  • There was broad media coverage in almost all the regions.
Sudan (4)

Women’s Peace Table in Khartoum, Sudan

Bangladesh (1)

Group photo at the peace table in Dhaka, Bangladesh

Palestine (4)

Video conference between Ramallah and Gaza at the peace table in Palestine

We would like to thank our partners for their great work in realizing creative and meaningful peace tables: Sangat, Tehrik Niswan, Pragroshor, Nijera Kori, AFIP, Coalition for Peace in Africa, Associação Mulheres pela Paz, PWAG Indonesia, PWAG Latin America/Lazos de Paz, MASARAT, Community Development Association, Thai Volunteer Service Foundation and all the individuals that worked voluntarily to make these peace tables happen.

Media links

Bangladesh:

http://www.thedailystar.net/city/women-must-be-assertive-end-repression-seminar-157342

http://www.dhakatribune.com/weekend/2015/oct/16/sangat-stark-differences-same-successes

Pakistan:

http://www.liverostrum.com/women-peace-table-2015/1009204.html

http://epaper.dawn.com/DetailNews.php?StoryText=16_10_2015_118_008

http://epaper.dawn.com/DetailNews.php?StoryText=30_10_2015_009_001

Kenya:

http://www.copafrica.org/index.php/resources/blog/305-women-seriously-activity

Indonesia:

“We still have a long way to go”

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The event “10 years – 1,000 women – 1 million stories” on Thursday 22 October at Münsterplatz in Bern was the prelude to the two-day jubilee celebrations of PWAG. For the population of Bern it was an opportunity to meet and discuss with international peace activists.

002-0032On Thursday morning, the PeaceWomen Across the Globe-Team in Bern was quite anxious: Will the tent be ready by 3 o’clock in the afternoon? And will people actually come to discuss with our PeaceWomen? Yes, the tent was ready, and yes, people did come. And many! The party tent was filled in no time with about a hundred people: seniors, students, women, men – the audience was wonderfully mixed.

The two Co-Presidents Kamla Bhasin and Ruth-Gaby Vermot welcomed the audience and recalled that even after ten years of activism PWAG still has a lot of work to do: “I am happy with wha002-0174t we achieved in the past ten years. I am happy to say that since 2003 several women have been given the Nobel Peace Prize because of our work. However, today we live in a world in which about 400 conflicts are still ongoing, in a world where inequality and injustice have only been increasing. We have a long way to go,” Kamla Bhasin said.

Then, Bern City Councillor Franziska Teuscher addressed the audience: “I am proud that Bern is the home of the worldwide PeaceWomen network,” she said.

Agitated discussions

Afterwards, the guests had the opportunity to talk with our international PeaceWomen sitting at discussion tables. At each table sat a woman from a different country, and the participants chose where to sit: China / Hong Kong, Indonesia, 002-0146India, Thailand, Colombia, Mexico, Brazil, Kenya, Egypt, Palestine, Mali and Afghanistan. After 30 minutes, places were switched. The peace activists talked about their commitment to peace and reported on the political situation in their countries. The participants listened, asked questions and contributed with their own experiences.

Fatoumata Maiga, PWAG coordinator from Mali, reported for instance about the fact that women played an important role in the peace process in Mali: “It is especially important that women who belong to opposite conflict parties make peace,” she said. At the table led by Kamla Bhasin from India, the participants discussed about the role of men and religious fanaticism, which can be found in all religions.002-0143

At the Colombia table Alejandra Miller Restrepo talked about the ongoing peace process between the government and rebel groups. She said that in March 2016 a peace agreement will hopefully be signed. In Columbia too, women engage actively for peace: “Women pushed for peace talks and they support the victims of the conflict. Women always reclaim truth. Reconciliation without truth is impossible.”

Peace is…

Afterwards, representatives of Swiss politics, culture and academia discussed about the meaning of peace in Switzerland and how we all can contribute to a peaceful society. The panel discussion 002-0242with writer Dorothee Elmiger, sociology professor Ueli Mäder, politicians Kathrin Hayoz (FDP Bern), Margret Kiener Nellen (SP Bern), Annemarie Sancar (Green Party Bern) and Laavanja Sinnadurai (jurist with Tamil roots) was moderated by Linda Muscheidt (Radio X).

It quickly became clear that all participants have a slightly different idea of what peace means. For Laavanja Sinnadurai, whose parents had fled from Sri Lanka to Switzerland, peace means that it is possible to organize such a public event, to meet other people and to discuss with them. For 002-0286FDP-woman Kathrin Hayoz peace means getting up in the morning without fear for your or your family’s life. The writer Dorothee Elmiger prefers a classic definition of peace: “The definition that peace is the absence of war is still important. Because it shows clearly that there are places in the world today where there is war, and places that are spared.”

Most of the panelists agreed that social justice is necessary for long-lasting peace. For sociology professor Ueli Mäder it is therefore all the more alarming that inequality in Switzerland has become more pronounced over the past decades, and that the gap between rich and poor has gotten bigger: “30 or 40 years ago social injustice was perceived as something bad by most of the people. Today, however, it is widely accepted that some people are just rich and others poor,” he says.

And what can we all do for peace? For Laavanja Sinnadurai, people like her who have grown up with two cultures, should build bridges: they should translate and mediate. For Kathrin Hayoz, we should try to help people in need directly: “We included an asylum seeker in our jogging group. We helped him learning German and supported him with all the administrative steps including finding a job,” she says.

002-0305“We can never remain silent!”

At the end of the event, slam poet Michèle Friedli presented a text that she had written especially for PeaceWomen Across the Globe: “My voice is straightforward”. In her performance, she talked about how years ago her social environment looked down upon the quiet, sweet girl she then was. She has since learned to be loud and to rebel with her voice: “Just because I’m a girl, I don’t have to be all silent and weak!” With her poem, Michèle Friedli also directly addressed the present peace activists: “We 002-0373give light to darkness! We make peace and fight against violence, when others start wars.” Each woman’s voice should be loud and alive, because it is sorely needed.

PeaceWomen Across the Globe, Caroline Honegger, 09/11/2015
Pictures

Picture 1: PWAG Co-President Kamla Bhasin welcoming the audience
Picture 2 – 5: Snapshots of the discussion tables (Picture 2: Rose Wawuda, PWAG coordinator from Kenya)
Picture 6: Panelist Laavanja Sinnadurai
Picture 7: Panelist Kathrin Hayoz and moderator Linda Muscheidt
Picture 8: Slam poet Michèle Friedli

Hier geht’s zum Text auf Deutsch: https://1000peacewomen.com/2015/11/10/wir-haben-noch-einen-weiten-weg-vor-uns/

„Wir haben noch einen weiten Weg vor uns“

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Die Veranstaltung „10 Jahre – 1000 Frauen – 1 Million Geschichten“ am Donnerstag, 22. Oktober auf dem Berner Münsterplatz war der Auftakt zu den zweitägigen Jubiläumsfeierlichkeiten von FriedensFrauen Weltweit. Dabei tauschte sich die Berner Bevölkerung in persönlichen Gesprächen mit Friedensaktivistinnen aus aller Welt aus.

Am Donnerstagmorgen war die Nervosität beim FriedensFrauen-Team in Bern noch gross: Steht das Zelt wirklich um 15.00 Uhr bereit? Und werden überhaupt Leute kommen, um sich mit unseren FriedensFrauen auszutauschen? Ja, das Zelt stand, und ja, sie kamen. Und wie! Unser kleines Festzelt war im Nu gefüllt mit etwa hundert Personen: SeniorInnen, Lernende, Frauen, Männer – das Publikum war w002-0032underbar durchmischt.

Die beiden Co-Präsidentinnen Kamla Bhasin und Ruth-Gaby Vermot begrüssten die Anwesenden und erinnerten daran, dass PWAG auch nach zehn Jahren Engagement noch viel Arbeit vor sich hat: „Ich bin glücklich über das, was wir in den letzten zehn Jahren erreicht haben. Ich bin glücklich, dass wir mehr Bewusstsein geschaffen haben und mehr Frauen seither den Friedensnobelpreis gewonnen haben. Aber wir leben immer noch in einer Welt mit über 400 Konflikten, in einer Welt, die ungleicher und ungerechter geworden ist. Wir haben noch einen weiten Weg vo002-0174r uns“, sagte Kamla Bhasin.

Anschliessend richtete Franziska Teuscher ein Grusswort an das Publikum: „Ich bin stolz darauf, dass Bern die Heimat des weltweiten FriedensFrauen-Netzwerkes ist“, sagte die Berner Stadträtin.

Gespräche – wild durcheinander

Danach hatten die Gäste die Gelegenheit, sich an Diskussionstischen mit unseren internationalen FriedensFrauen auszutauschen: An jedem Tisch sass eine Frau aus einem anderen Land und die Teilnehmenden konnten auswählen, an welchen Tisch sie sich setzen wollten: China/Hong Kong, Indonesien, Indien, Thailand, Kolumbien, Mexiko, Brasilien, Kenia, Ägypten, Palästina, Mali und Afghanistan. Nach jeweils 30 Minuten wurde die Runde gewechselt. Die Friedensaktivistinnen erzählten über ihr Engagement für den Frieden, über die politische Situation in ihrem Land. Die Teilnehmenden hörten zu, stellten Fragen und brachten ihre eigenen Erfahrungen ein.

So berichtete zum Beispiel Fatoumata Maiga, die PWAG-Koordinatorin aus Mali, darüber, dass Frauen im Friedensprozess in Mali eine wichtige Rolle spielten: „Es ist sehr wichtig, dass die Frauen, die 002-0146verfeindeten Konfliktparteien angehören, ins Gespräch kommen und Frieden schliessen“, sagte sie.

Am Tisch, der von Kamla Bhasin aus Indien geleitet wurde, sprachen die Teilnehmenden über die Rolle der Männer und religiösen Fanatismus, der in allen Religionen zu finden ist.

An einem Tisch erzählte Alejandra Miller Restrepo aus Kolumbien vom laufenden Friedensprozess zwischen der Regierung und Rebellengruppen. Sie berichtete, dass vermutlich im März 2016 endlich ein Friedensabkommen geschlossen werden kann. Auch in Kolumbien engagieren sich Frauen aktiv für den Frieden: „Die Frauen drängten auf Friedensverhandlungen und unterstützen die Opfer des Konfliktes. Die Frauen drängen immer auf die Wahrheit. Versöhnung ohne Wahrheit ist ein Ding der Unmöglichkeit.“002-0143

Frieden ist…

Nach den drei Gesprächsrunden diskutierten VertreterInnen aus der Schweizer Politik, Kultur und Wissenschaft darüber, was denn nun für uns in der Schweiz Frieden bedeutet und was wir alle zu einer friedlichen Gesellschaft beitragen können. Die Podiumsdiskussion mit der Schriftstellerin Dorothee Elmiger, Soziologieprofessor Ueli Mäder, Kathrin Hayoz (FDP Frauen Bern), Margret Kiener Nellen (Nationalrätin, SP Bern) Laavanja Sinnadurai (Juristin mit tamilischen Wurzeln) und Annemarie Sancar (Grüne Bern) wurde von Linda Muscheidt (Radio X) moderiert.002-0261

Schnell wurde klar, dass alle Teilnehmenden eine etwas andere Vorstellung davon haben, was Frieden denn eigentlich ist. Für Laavanja Sinnadurai, deren Eltern von Sri Lanka in die Schweiz geflüchtet waren, bedeutet Frieden, dass es hier überhaupt möglich ist, sich an solch einer öffentlichen Veranstaltung zu treffen, zu diskutieren und auszutauschen. Für die FDP-Frau Kathrin Hayoz heisst Frieden, am Morgen aufzustehen und keine Angst um das eigene Leben oder das Leben der Familie haben zu müssen. Für die Schriftstellerin Dorothee Elmiger ist eine ganz klassische Definition von Frieden zentral: „Die Definition, dass Frieden die Abwesenheit von Krieg ist, finde ich immer noch wichtig. Denn sie zeigt ganz klar auf, dass es heute Orte gibt auf der Welt, wo Krieg herrscht, und Orte, die davon verschont sind.“

Für langanhaltenden Frieden braucht es soziale Gerechtigkeit, sind sich die Podiumsteilnehmenden einig. Für den Soziologi002-0286eprofessor Ueli Mäder ist es daher umso bedenklicher, dass sich die Ungleichheit in der Schweiz in den letzten Jahrzehnten immer ausgeprägt hat ist und sich die Schere zwischen Arm und Reich stärker öffnet. Ungerechtigkeit werde heute als etwas ganz Normales betrachtet: „Vor 30 oder 40 Jahren galt soziale Ungerechtigkeit als etwas Schlechtes. Heute dagegen ist es in der Gesellschaft breit akzeptiert, dass gewisse Leute einfach reich sind und andere arm“, so Mäder.

Und was können wir alle für den Frieden tun? Für Laavanja Sinnadurai können zum Beispiel Personen wie sie, die mit zwei Kulturen aufgewachsen sind, Brücken zwischen den Menschen bilden, übersetzen und so vermitteln. Nach Meinung von Kathrin Hayoz sollten wir versuchen, benachteiligten Menschen ganz konkret zu helfen: „Wir haben zum Beispiel in unserer Jogginggruppe einen Asylsuchenden aufgenommen, ihm dadurch ein Netzwerk gegeben, mit ihm Deutsch gelernt, und ihn bei allen administrativen Schritten inklusive Jobsuche unterstützt.“002-0305

„Wir dürfen nie schweigen!“

Zum Abschluss trug die Berner Slam-Poetin Michèle Friedli den eigens für FriedensFrauen Weltweit geschriebenen Text „Mini Stimm isch gredi use – Meine Stimme ist gerade raus“ vor. Wortgewaltig handelte ihre Darbietung davon, wie ihr Umfeld früher auf sie als kleines, stilles Mädchen herabschaute: sie sei so „härzig“, so süss. Sie habe gelernt, laut zu werden und mit ihrer Stimme zu rebellieren: „Nur weil ich ein Mädchen bin, muss mich das noch lange nicht still und schwach machen!“ Mit ihrem Gedicht richtet sich Michèle Friedli auch direkt an die anwesenden Friedensaktivistinnen: „Wir schenken 002-0373der Nacht Licht, wenn sie am düstersten ist. Wir stiften Frieden und kämpfen gegen Gewalt, wo andere Krieg anzetteln.“ Jede einzelne Frauenstimme soll laut und lebendig sein, denn sie sei bitter nötig.

PeaceWomen Across the Globe, Caroline Honegger, 09.11.2015

Bilder
Bild 1:
Die Co-Präsidentin Kamla Bhasin begrüsst die Anwesenden.
Bild 2 – 5: Momentaufnahmen von den Diskussionstischen (Bild 2: Rose Wawuda, PWAG-Koordinatorin aus Kenia)
Bild 6: Podiumsteilnehmerin Laavanja Sinnadurai
Bild 7: Podiumsteilnehmerin Kathrin Hayoz und Moderatorin Linda Muscheidt
Bild 8: Slam-Poetin Michèle Friedli

The text is also available in English: https://1000peacewomen.com/2015/11/10/we-still-have-a-long-way-to-go/

Peace Table Bangladesh – An Inspiring Event

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On 14th of October 2015, Sangat together with two local organisations, Pragroshor and Nijera Kori, were holding the Peace Tables in Dhaka as part of the Peace Tables being held globally on behalf of Peace Women Across the Globe.

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As a volunteer for PWAG in Bangladesh, I was invited to take part with the help of a Bangladeshi translator. The day-long event was held in Bangla. After an introductory presentation “Women in Peace-building”, the women were discussing four different topics in groups of about 10 persons and subsequently presented their findings in the plenum. There were about 100 women attending the event. They discussed four topics: Economic freedom: the situation of rural women and their struggle; religious conflicts and its effect on women; women’s struggle: home and public space; ethnicity and women.

“Women are not confident, women are afraid, women depend on men, women get raped, women are victims of domestic violence…”

Many of the statements I heard at the peacetables were drastic and discouraging, but the way the women presented them gave to me another, much brighter picture. The women stood tall behind the mic in this big conference room, they showed through their sheer posture and way of talking how strong they are and how determined to make change happen for themselves and for generations to come. They had come from all parts of Bangladesh, some of them had been travelling during the whole night before the seminar, but none of them seemed tired or bored.

Some of the participants were young, well educated women, students from different universities, lawyers, or other professionals, others were long time activists, NGO-workers, rural women without education, or indigenous women. There was even a former freedom fighter present.

Each and every one of them was keen to take the mic at least once in their hands to tell their stories, voice their grievances, or speak about their successes. I saw the whole range of emotions, the frustration and the excitement in their eyes, their strong voices, and their vivid gestures.

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There was only one man in the round. The story he told was a real eye-opener: “When I was a child and they asked me what my father does, I said he is a farmer. Asked the same question about my mother, I answered, she is a housewife. But actually, she too, was a farmer.”

A rural woman told how a woman’s group in her village managed to stop men gambling, which had often caused domestic violence before. The women clasped approvingly and shouted in Bangla:  “Let’s get rid of discrimination!”

A young student said how comfortable she was feeling in this round, because there were so many women here who shared her feelings. The same woman, at the end of the day, said: “Let’s not just talk and go home and forget about it. Let’s take the things we discussed outside and continue our fight against discrimination.”

When at the end of the day, all women began to sing and dance together, it seemed to me like a symbol of the day: “Together we can be strong and raise our voice for a peaceful society”.

Gabriele Grossenbacher, October 2015

“Sharing your knowledge could change the life of a woman you have never even met“

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Justine Mbabazi has worked for years in various post-conflict countries on issues such as rule of law, transitional justice and gender equality. As a lawyer she was involved in drafting the Rwandan constitution and contributed significantly to the fact that Rwanda today counts with 64 percent women in parliament. In May 2015, she participated in the National Dialogue Forum on Women’s Participation in Egypt, organized by PeaceWomen Across the Globe (PWAG), and gave her expertise to Egyptian women’s rights activists. Caroline Honegger, PWAG communications manager, interviewed her right after the event in Alexandria.

What motivated you to participate in the Dialogue Forum?

When you look at the headline news about the Arab spring, you immediately think: What is happening with women? How are their lives being protected? And what happens after it? At the end of the day, women have to be part of the reconstruction; they have to get an opportunity to be the change if change is needed.

In 2013 already, I have been in contact with Egyptian women. I provided my inputs on the new constitution and on what claims they should bring forward to the government. Participating at the Dialogue Forum was for me the possibility to reconnect – with people and with the process: What happened since? What are their plans? I thought that my inputs based on Rwanda’s experience would probably be useful to them. I also really wanted to know how the women are coping with the situation: How involved are they? How frustrated are they? All that comes with the package of being an activist.

Did the Forum meet your expectations?

In many ways it did and in many ways it left me hungry for something. I was impressed by how many women and men participated, that was incredible! I think the major point in the process is to be there and to learn from other individuals, from different fractions of the Egyptian women, and from different organisations. So for me that exceeded my expectations! I was especially impressed with th57e young people who took part. Many countries are suffering from a generational gap between the pioneers of gender activism and the younger generation growing up in a global world. In this conference there was a mixture of different ages, views, understandings and they were all in the same room ready to take action.

What left me hungry is that Egypt still is so behind in terms of building up instruments. It seems that the constitution of 2014 is very vague and does not provide a framework for really building institutions for implementing women’s rights. The will is there, but I think the process is still somehow behind in terms of really providing a platform. When I went to the UN World Conference on Women in Beijing in 1995, women from Egypt were on fire! They had the torch, they had the education, and they had everything we needed. And I thought: “I want to be like them when I grow up.” I don’t know what happened in between. I would like to learn more about what went wrong and about how the young generation can mitigate it. But Egyptian women are still active and understand what they want. So I am really looking forward to the follow-up after the conference and to see how we can share best practices.

Talking about best practices… Rwanda has a gender quota and over 60 percent of parliament members are women. This is incredible! What was the key to this achievement?

There are many factors. One of them is that you need women activists who understand what gender mainstreaming is all about. You need women who are interested in understanding gender analysis and gender budgeting. I think one of the best practices, and we share it with Egyptian women, is that you have a mass of women willing to push their claims in the political agenda. In Rwanda, women made a decision to work together. You cannot achieve equality if you don’t have a unifying voice around the issues you are trying to advocate.

The most incredible thing I remember during my early years of activism is also that we made a very conscious decision to say: when we meet, we meet because there is a problem. And when we meet, let’s talk about solutions. Because talking about problems over and over again does not help. I heard from the Egyptian women yesterday that they are all frustrated that things are not working their way. And in the dialogue discussions they spent a very good 50 percent of the time talking about the problems, repeating problems again and again. That isn’t helping! When you meet, talk about solutions! Those solutions don’t have to be effective, but they have to be there on the table. And every solution you have on the table, honestly, is the best that you have. Tomorrow you might come up with another solution. But don’t ignore it, don’t devaluate it, don’t despise it, because that’s what you have.

Another thing that frustrates women is that they are afraid of not knowing enough. But you don’t have to know it all from the beginning; you just have to know a little. When you are a member of the parliament, you don’t have to perfectly master how the parliament works. You are there because women in the community, in the grassroots, in the rural areas, have problems. And those problems can be solved by reforming the laws, initiating other laws and drafting new legislation. That’s why you are there. So if you care too much about whether you are smart enough or not to do the job, you are putting yourself in the centre of the problem. But actually, the problem is women’s lack of fundamental rights, and that’s why you push yourself to do what you can.

What are the most important institutional reforms that Egypt needs for women’s rights to be implemented?

Well, for women’s rights to ever be effective they have to go through different channels. Those channels have to be initiated by the government. And the government must have a structure for those channels. Egypt has a National Council for Women as we have one in Rwanda. It is a good thing but not enough. Egypt also needs a Ministry of Gender: the National Council for Women is not an executive body, it does not participate in the cabinet meetings, it does not have a voice every week in front of the President, it does not meet with the judiciary. The Minister of Gender on the other hand, if you have one, meets with the president, participates in the cabinet meeting, and her (because most of the times it’s a woman) agenda is to push women’s rights little by little every week through the cabinet affairs. That’s how you penetrate. I think Egyptian women’s rights activists also need to deepen their understanding of the structures of a democratic government and of the international legal framework. The Egyptian government has signed international conventions and so it can be held accountable. It’s a hard process but women need to do it.

What do you think will be the main challenges for Egypt’s women during the next years?

During the Arab spring women were on the streets claiming their rights. Now, these women still have the opportunity to change things but they are lacking a strategy. And even once they have a strategy, pushing the political agenda will not be easy. The government is already overwhelmed with other problems, and to persuade it you got to act quickly, you have to be clear in your messaging and you have to be short and precise. “Women’s rights” is a broad and a vague sort of terminology. But if your issue is education, approach the education and talk about what women are facing. If the issue is employment, tell the government to change something that is tangible, visible, right there.

You are a women’s rights activist with a long-time experience. What would be your advices for other, younger activists?

Being an activist is an endless process: you are advocating one thing today, you go through with it, you don’t relax, you pick up the next issue. If the issue you are advocating doesn’t go through, don’t be discouraged, just find a different strategy. Don’t relax and think that things will just work themselves out. But don’t be too hard on yourself. Just feel comfortable that you have the right calls and you are doing what you can.

I also learned that you have to share your knowledge because you cannot deal with issues by yourself. You have to share the knowledge with other women, with the next generation… My other learning experience is that every generation, every time comes with other challenges. When I started in the early nineties, we didn’t have easy communication, emails, WhatsApp and everything. We have to keep ourselves updated about how to communicate and how to share the knowledge. Now that we really share a global platform, as global citizens, I don’t even see myself as belonging to a country anymore. Sharing the knowledge might not change the life of a woman in your country, but it could change the life of a woman that you have never even met.

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